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1914 - 1918

4e Régiment de Spahis

Insigne du 4e Spahis en 1939

Le 4e Régiment de Spahis qui libère Quierzy le 19 mars 1917 est une unité de cavalerie de l'Armée d'Afrique à recrutement indigène (algérien, en l'espèce, avec encadrement français). Il est encaserné en 1914 à Sfax en Tunisie, où il a été formé en 1886.

Il existait avant 1914 quatre régiments de Spahis algériens ; à Médéa, Sidi-Bel-Abbès, Batna et donc Sfax. Un 5° régiment est créé lors de la mobilisation générale d’août 1914 et en septembre 1914 une brigade de marche avec des escadrons provenant de toutes ces unités. Les spahis portent en 1914 le bournous (sorte de cape) et la veste garance (rouge) avec un pantalon bouffant bleu. Les chevaux sont harnachés à l'orientale.

Le 4e Régiment de Spahis est embarqué le 1er septembre 1914 à Sfax, il est commandé par le Colonel Couverchel, l'effectif est de 31 Officiers, 666 hommes de troupe et 671 chevaux. Les 4 escadrons débarquent à Marseille le 4 septembre 1914 et sont immédiatement dirigés sur le camp retranché de Paris.

Le 4e Spahis forme alors avec le 6e Régiment de Marche de Spahis une Brigade de Marche qui est mise à la disposition de la VIe Armée (Gal Maunoury), que Joffre vient de charger d'une manœuvre d'enveloppement de l'aile droite allemande dans la vallée de l'Oise, les vaincus de la Marne se cramponnant déjà à la forteresse naturelle qui, de la trouée de l'Oise à la trouée de l'Aisne, couvre la très redoutable position de Laon.

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Le 13 septembre, les Spahis reçoivent l'ordre de passer l’Aisne, le plus rapidement possible, entre Jaulzy et Vic-sur-Aisne. Le pays vallonné et boisé est difficile pour la Cavalerie et propice aux embuscades. La Brigade est arrêtée par le feu de l'infanterie ennemie embusquée dans les bois de Moulin-sous-Touvent et Nampcel puis poursuivie jusqu'au Sud de Saint-Pierre-lès-Bitry par un tir progressif d'artillerie.  

Le 15 septembre, les Spahis reprennent leur marche en avant. Deux Escadrons partis d'Attichy reçoivent l'ordre de se porter par Carlepont sur la Pommeraye, en soutien de reconnaissance d'infanterie. Le Peloton d'avant-garde, arrivé à hauteur de Brétigny, aperçoit une forte colonne de cavalerie ennemie qui se retire. Le lieutenant De Mesmay, commandant ce peloton n'hésite pas à attaquer franchement I'arrière-garde de cette colonne composée d'un Régiment de Uhlans, dont il tue plusieurs cavaliers et continue au galop sur Brétigny, suivi par le demi-Régiment du Commandant B.R Bonneterre. Mais à la lisière sud du village, des feux d'infanterie, de mitrailleuses et d'artillerie, obligent les Spahis à se jeter dans les bois qui bordent la route.

Au cours de ce combat, une vingtaine de Spahis a disparu, mais les deux escadrons du 4e Spahis sont l'objet de félicitations élogieuses du Commandant de la Brigade. ...

La course à la mer

Pendant tout le mois de septembre, le Régiment va continuer ses missions ...

de reconnaissance et de résistance ; il part dès l'aurore, les chevaux sellés dans la nuit, il travaille tout le jour et rentre au bivouac dans les lignes de l'Infanterie à la nuit est tombée. Le ravitaillement arrive au milieu de la nuit, quand il peut rejoindre. Le temps est froid et pluvieux. Malgré ces longues étapes, une nourriture, composée presque uniquement de vivres de réserve, les intempéries pénibles pour les Spahis habitués au soleil d'Afrique, le moral est toujours excellent et tous conservent le mordant nécessaire aux missions périlleuses qui leurs sont confiées durant les attaques furieuses et les bombardements intenses qui ont lieu pendant la fin septembre dans le Sud de la Somme.

Le 24 septembre au soir, notamment à la Chavate (au nord de Royes), la Brigade à cheval depuis le matin, est obligée de tenir en respect, au combat à pied, des forces allemandes supérieures en nombre. Cette résistance permet de rallier les forces entamées et d'opposer un barrage solide au mouvement débordant des lignes allemandes. Plusieurs Officiers, Sous-Officiers et Cavaliers sont cités à l’ordre du Régiment.

Mais si le courage des hommes a toujours réussi à se montrer plus fort que la fatigue, les chevaux ont eu à fournir sans repos, durant 18 jours un effort presque au-dessus de leurs forces. Bivouaqués dans la boue, sellés dans de mauvaises conditions; parfois 59 heures sur 62 (du 24 septembre, 9 heures, au 26 septembre, 19 heures) parcourant tous les jours d'assez longues distances, beaucoup deviennent indisponibles et ne peuvent être soignés par les vétérinaires durant les quelques heures de la nuit dont ils disposent.

Le commandement, reconnaissant qu'il est absolument nécessaire de donner quelque repos au Régiment, décide qu'à partir du mois d’octobre, un demi-Régiment assurera, seul, le service sur le front, le reste des Escadrons de la Brigade restant en cantonnement à la disposition du Général commandant le corps d’armée. Les mois d'octobre et de novembre avec leurs brouillards et leurs pluies fines et fréquentes, vont être pour le 4e Spahis une période d’incessants changements, durant, lesquels il aura à remplir un triple rôle; éclairer sur le front, assurer la liaison avec les divisions voisines et se tenir constamment prêt, soit à appuyer les attaques, soit à parer un fléchissement des lignes françaises. C'est ainsi que la Brigade passe du grand plateau de la Somme aux plaines du Pas-de-Calais, traversant Contoire, Faverolles, Pierrepont, Corbie, Pas, Thièvres, Saulty, Couturelle, Coin, Larbet, pour se fixer le 12 novembre à Izel-les-Hameaux dans le Pas-de-Calais.

Le Pas-de-Calais  

Historique du 4e Spahis en 14-18

les Spahis

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Historique des régiments

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Le mouvement du 4e Spahis vers Quierzy

Le 17 mars 1917, les 6e et 7e Escadrons du 4e Spahis sont mis à la dispostion de la 70e Division d'Infanterie. Le lendemain, l'infanterie exploite le repli allemand dans la région et occupe les lignes allemandes puis progresse sans rencontrer de résistance.
Le 19 à 6h30, les deux Escadrons de Cavalerie de la 70e DI sont envoyés en avant reconnaître la zone Blérancourdelle - Manicamp - Brétigny - Caisnes et assurer à Varesnes la liaison avec la cavalerie du 13e CA.
Le 4e Spahis pénètre dans Quierzy évacué, Manicamp est encore occupé avec de l'artillerie et pendant la journée pousse ses reconnaissances sur l'Oise et l'Ailette entre Varesnes et Guny.
En fin de journée, le 7e Escadron cantonne en première ligne à Quierzy. Manicamp est en flamme, le 6e doit aller cantonner à Besmé.
Le 20, les Spahis quittent Quierzy pour aller reconnaître les points de passages sur le canal et l'Ailette entre le moulin du Pont-Daast et Pont-St-Mard ; ils assistent au dynamitage de château de Coucy.
L'infanterie à avancer les jours suivants

Le 29 mars, tous les objectifs sont atteints et le 33e C.A. s'organise défensivement. La Cavalerie rejoint ses cantonnements à Cuts.

Ordre n 10721 du 33 C.A.
Au moment de se séparer du 4e Régiment de Spahis, le Général Commandant la 33e C.A. tient à exprimer à ce beau Régiment toute la satisfaction des excellents services qu'il a rendus au Corps d'Armée au cours de la campagne. A Verdun et en Woëvre, sur la Somme et sur l'Aisne, il dépensa, pour le service des liaisons ou la défense du secteur, une activité que les événements ne lui permettaient pas d'utiliser suivant la tactique de son arme. Remonté à cheval pour la poursuite vers l'Ailette et la forêt de Saint-Gobain, il montra qu’il avait su conserver ses qualités de perçant et d'audace. Le Général Commandant la 33e C.A regrette de voir partir vers de nouveaux et lointains théâtres d'opérations le 4e Spahis qui, en toutes circonstances, a fait preuve du plus bel esprit de devoir et saura certainement, partout où il ira, maintenir ses brillantes traditions.

Sources SHA J.M.O. Groupe d'Escadrons Divisionnaires 70e DI Cote 26 N 395/14

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