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L'invasion
allemande | La
première libération | Les combats de 1918 | Les tranchées à Quierzy
| La reconstruction
Des Américaines à Quierzy 1917-1924 L'axe vers Paris que
forme la vallée de
l'Oise depuis la Belgique, la "trouée de l'Oise" pour
les militaires, est le passage de toutes des invasions depuis
Clovis. Sur la rive gauche de la rivière, l'Ailette rejoint
l'Oise à Quierzy. L'Aisne coule à moins de 20 km
au sud du village. Les deux cours d'eau et leur vallée
constituent deux importants obstacles sur la route de la capitale entre
le front de la Somme et le Chemin des Dames. Les combats pour la route
de Paris "au coeur de la France" seront acharnés sur les
plateaux dominant ces vallées, quatre années
durant, de septembre 1914 à octobre 1918; Mont de Choisy,
Tracy-le-val , Bois de Saint-Mard, Ferme de Quennevières,
Ailette, Forêt de Saint-Gobain, ...
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Cartes extraites des Armées Françaises dans la Grande Guerre (AFGG) | ||
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Les
carnets des gardes champêtres de Quierzy, Jean et
Julien
Couturier, conservées par sa
famille, dévoilent de nombreux aspects de
la
vie du village entre 1876 et
1920. Un important
travail a été réalisé
à partir de ces documents par Régine
Mariage-Samson. Le
premier des trois documents, qui indique malheureusement dans
son
titre " village picard " à propos de Quierzy,
village du Soissonnais
... concerne, en partie donc, la période 1914-1919
: Les habitants du village de Quirerzy avant
et
pendant la grande guerre
<< Quierzy dans la carte d'état-major Laon Sud-Ouest de 1866 (Lat. 55.808.2 Long. 0.8949.5 Hauteur : 64.6) - Portail IGN |
Quierzy
relève avant 1914 de le 2e Région
Militaire
(Amiens), commandée de 1910 à janvier
1914 par le général Georges Picquart
(1854-1906, qui avait découvert les
preuves de la trahison de Ferdinand Esterhazy, à la
place duquel le capitaine Alfred Dreyfus avait
été condamné). Le 22
décembre 1913 la subdivision de Soissons passe
à la 6e Région
(Châlons-sur-Marne) : 12e DI
(Reims) : 67e RI, Soissons, 40e DI (Saint-Mihiel), 42e DI (Verdun), 3e
DC (Compiègne) : 19e RCC, La Fère et 5e DC
(Reims)).
Celles de Saint-Quentin et Laon restent à la 2e
Région : 3e DI (Amiens) : 87e RI, St-Quentin, 17e RA La
Fère, 4e DI (Mézières) : 45e RI, Laon,
42e
RA, La Fère et 4e DC (Sedan).
Tableau d'assemblage des plans-reliefs au 20.000e du Service Géographique des Armées avec l'évolution du front entre le début et la fin du conflit, Rapport de Guerre, planche XXI - Source IGN Quierzy est
occupé par les
allemands dès septembre
1914.
Le village sert de cantonnement à l'ennemi et
connaît les
pillages liés la proximité du front. En mars
1917, avant de se retirer sur la ligne Hindenbourg, en
prévision de l'attaque française sur le
Chemin des Dames, les
allemands détruisent
systématiquement toute la région. Le front reste proche, le
village sert de cantonnement aux français puis aux anglais. En
1918, Quierzy est l'objet de
violents combats; Après l'attaque allemande de mars 1918, le
village
est pendant des semaines en première ligne sur le front de
l'Oise et de
l'Ailette, repris par l'ennemi fin mai puis définitivement
libéré le 23
août 1918. |
1914 1 - Contexte : La guerre de mouvement - La manoeuvre en retraite et les préliminaires de la bataille de la Marne Après la batailles frontières, l'armée britannique se replie le 28 août de part et d'autre de Quierzy : 2e et 3e Corps à l'ouest autour de Noyon, 1er Coprs à l'est autour de Saint-Gobain. Elle y reste établie le 29. Quierzy est envahi par les allemands dès la fin août 1914. Le 31 août en fin de journée, la cavalerie allemande a franchi l'Oise. Le lendemain, 1er septembre, une colonne allemande traverse le village. Le mouvement débordant que l'ennemi semble effectuer à l'ouest de la Ve Armée est confirmé dans la soirée du 1er septembre : L'aviation du général Lanrezac a signalé deux colonnes qui ont franchi l'Aisne à Vic-sur-Aisne et Fontenoy, tandis que, plus en arrière ... Des éléments marchaient en particulier de Quierzy sur Blérancourt, de Carlepont sur Nampcel, de RibécourL sur Tracy-le-Mont (AFGG - Tome premier, volume 2 p. 110) 2 - Contexte: La guerre de mouvement - La bataille de l'Aisne, la course à la mer, la bataille des Flandres, les opérations sur le front stabilisé (14 septembre - 14 novembre 1914) A peine quinze jours plus tard, après la victoire de la Marne, la 6e Armée française repasse l’Aisne le 12 septembre et tente à son aile gauche un mouvement de contournement de l'aile droite de la 1. Armee allemande qui parvient entre Noyon et Brétigny (4e CA, 37e DI, 16e Brigade, Brigade de Spahis). C'est le début de la course à la mer. Situation d'ensemble des armées françaises le 14 septembre soir Le 15 septembre, le peloton du lieutenant De Mesmay du 5e escadron du 4e Spahis parti d'Attichy se porte par Carlepont, la Pommeraye à hauteur de Brétigny, où il attaque I'arrière-garde d'un Régiment de Uhlans (1. Armee) qui se retire. Le 4e Spahis sera en 1917 la première unité à entrer dans Quierzy. Situation de la VIe
armée, le 14 septembre soir. Mais à la fin de septembre 1914, les premières tranchées sont creusées à une douzaine de kilomètres au sud de Quierzy. Le front se fixe vers Tracy-le-Val, le Bois de Saint-Mard et la Ferme de Quennevières ... Situation d'ensemble sur le front du Nord-Est à la date du 15 novembre 1914
1917 Contexte : L'offensive d'avril 1917. Les opérations à objectifs limités (1er novembre 1916 - 1er novembre 1917) - Le repli allemand (février- avril 1917), les offensives de printemps (mai 1917). Le repli allemand (24 février 1917 - 8 avril 1917) Lors du repli allemand de 1917, Quierzy se trouve en plein milieu de la zone de repli et de destruction mais le village, épargné par les destructions, est libéré le 19 mars par une reconnaissance du 7e Escadron du 4e Spahis Tunisiens (70e DI, 1e Armée). Situation d'ensemble sur le front occidental, à la date du 15 mars 1917 Les cavaliers algériens sont relevés le 20 par les Territoriaux du 2e Bataillon du 16e RIT (81e DT) qui a atteint l'avant-poste de Quierzy sans rencontrer l'ennemi. La rive nord de l'Oise est déjà libérée. Les Territoriaux organisent le terrain conquis, rétablissement des communications et tentent de mettre en place des passerelles sur l'Ailette et son canal. La route de Manicamp à Marizelle, inondée sur ses deux côtés, est sous le feu des allemands. Les Territoriaux sont relevés par le 236e RI (53e DI) arrivé à Quierzy le 22 au soir pour aller franchir l'Ailette. L'Etat-Major du régiment et le 4e Bataillon s'installent à Quierzy, le 5e à Manicamp et le 6e dans le bois de Manicamp. Après la relève des Territoriaux effectuée dans la nuit du 23 au 24 mars, l'attaque est lancée le 24 mars à 10h30 du matin. Le canal rapidement franchi. A midi, le 236 atteint le Bac d'Arblaincourt puis Bichancourt et Marizelle. Tandis que la progression se poursuit vers la ligne Hindenbourg, c'est au tour des unités de réserve de s'installer à Quierzy "village respecté où s'entassent les réfugiés de plusieurs communes". Dans la nuit du 27 au 28, le 236 avance sur Chauny et est relevé par le 319 (53e DI). Le 28 mars, le 319 a deux bataillons en première ligne et un à Quierzy. Début avril, après 6 jours d'avant-postes, le 5e Bataillon du 269e RI (70e DI) gagne Quierzy. Le 6e Bataillon n'a pas cette chance et campe sur les ruines de Marizelles ; 5 jours d'avant-poste, 10 jours en réserve dans les ruines. Voir également le journal d'un combattant du 269e RI. Situation d'ensemble sur le front occidental, à la date du 15 avril 1917 Le front finit par se fixer devant "la ligne" qui passe devant Barisis à une dizaine de kilomètres à peine à l'est de Quierzy et en amont de l'Oise, plus au nord entre Tergnier et La Fère à une quinzaine de kilomètres (carte). La 70e DI reste dans le secteur. En mai, le 269e RI va organiser la Basse-Forêt de Coucy. "Le réseau de fil de fer est renforcé en avant de la lisière et poussé jusqu'à l'Oise à travers les marécages d'où les eaux d'inondation se retirent peu à peu .... Après les fatigues d'une poursuite sans trêve, après des semaines vécues dans la fièvre du travail et de l'insomnie parmi des marécages infectés de moustiques, et parmi des ruines dont la vue finit par être un spectacle déprimant, le 269e a besoin de repos" et est relevé. Le repli allemand est ressentie comme une réelle victoire, mais c'est aussi un choc pour les français de l'arrière. Outre les marques de la germanisation, ils peuvent voir les désastres de la guerre en France, chose jusque-là impossible en raison d'un front stabilisé et d'un secret militaire respecté. La presse multiplie les reportages photographiques sur "les villages martyrs", montrant les "témoignages de la destruction systématique pratiquée par les Allemands en retraite". Aussitôt, un élan de solidarité vient au secours des réfugiés et des déportés. Les personnalités politiques viennent visiter le territoire reconquis. Autre conséquence de ce repli, qui laisse une région dévastée d'où aucune offensive ne peut être lancée, le Gal Nivelle est contraint de modifier en toute hâte son plan d'attaque en tenaille du Chemin des Dames : il doit renoncer à son action sur l'Oise et étendre son attaque à l'est de Reims. L'offensive qui démarre le 16 avril est un désastre. Des Américaines à Quierzy 1917-1924 Les civils de l'Aisne dans la guerre 1414 - 1944 En mai 1917, le 1er Corps de Cavalerie s'installe à Blérancourt. Il tient le front entre Quincy-Basse et l'Oise devant la ligne Hindenbourg et participe à "l’industrialisation su secteur de l’Aisne": perfectionnement des organisations défensives, ateliers de réparation de matériels militaire et agricole, aide à la population, travaux agricoles, amélioration des voies ferrées, ateliers de scierie, etc. Malgré la proximité du front, en juin 1917, tandis que les États-Unis sont entrés en guerre en avril, un groupe d'américaines du Comité Américain pour les Régions Dévastées (C.A.R.D.) s'installe à Blérancourt autour d'Anne Morgan pour secourir les populations des villages dévastés. La remise en état des habitations et des terres cultivables s'organise avec l'aide du 1er Corps de Cavalerie (IIIe Armée) stationné également à Blérancourt. Les cavaliers tiennent le front dans la Forêt de Coucy et participe à "l’industrialisation su secteur de l’Aisne": perfectionnement des organisations défensives, ateliers de réparation de matériels militaire et agricole, aide à la population, travaux agricoles, amélioration des voies ferrées, ateliers de scierie, etc De cette époque (sept. 1917) date également les travaux de construction d'une nouvelle voie ferrée d'Appilly à Coucy par Quierzy. Le 39e RI (130e DI, IIIe Armée Humbert), qui opère en forêt de Coucy, Sinceny en oct.-nov. 1917 a établi son EM à Quierzy en septembre. 1918 Contexte : L'hiver 1917-1918. - L'offensive allemande (1er novembre 1917 - 18 juillet 1918) - L'offensive allemande de l'Oise à la Mer du Nord (1er novembre 1917 - 30 avril 1918) En janvier 1918, la IIIe Armée française est relevée par les britanniques dont le front est étendue jusqu'à Barisis. Les soldats anglais cantonnent à leur tour à Quierzy. Deux cavaliers du 10e régiment de Dragons (ex 7e division de cavalerie dissoute le 23 juillet 1917, passé au 37e CA puis groupement d'Ugny) sont tués à Quierzy (accident / asphyxie) le 12 janvier 1918. Le 37e CA occupe un secteur vers La Fère, Moy, Urvillers jusqu'à sa dissolution le 11 janvier 1918. Les éléments restés en secteur entre l'Oise et Urvillers (62e DI et 154e DI) constituent le groupement d'Ugny sous les ordres du général Taufflieb (ex 37e CA). Ce groupement reste rattaché, jusqu'au 18 janvier, à la IIIe Armée, puis à la VIe Armée. Du 26 au 30 janvier, relève des éléments du groupement d'Ugny par l'armée britannique. Le 2 février, dissolution du groupement. En mars 1918, après 10 mois de travaux de reconstruction, le personnel du CARD doit se préparer à évacuer Blérancourt pour Vic-sur-Aisne. 1 - L'attaque allemande au nord de l'Oise Situation entre l'Oise et la Somme le 21 mars 1918 au matin Au moment de l'attaque allemande du 21 mars, le front est tenu devant Quierzy, entre La Fère et Barisis, sur les deux rives de l'Oise, par la 58e Division Britannique (3e Corps, Ve Armée Brit. Gal Gough), dont l'Etat-Major est à Quierzy. Les 125e et 55e Division d'Infanterie (Groupement Diebold) arrivent en renfort. Débarquées dans le secteur de Quierzy, elles vont combattre au nord de l'Oise avant de se replier au sud pour s'y établir défensivement. Situation le 25 mars 1918 au matin Le 25 mars, la 125e DI, qui a supporté pendant 3 jours le choc de l'ennemi avec de lourdes pertes, renforcée par des éléments des 204e et 246e RI de la 55e DI s'établit à Quierzy, PC à la Ferme de Monjay. Les anglais font sauter le pont après le passage des derniers éléments. Un front est rétabli au sud de l'Oise ; 289e RI (55e DI) entre Brétigny et Quierzy, 76e RI (125eDI) à Quierzy avec les anglais, 246e RI (55e DI) entre Quierzy et Manicamp. Des tranchées sont creusées le long de la rive et des points d'appui organisés en profondeur tandis que l'eau monte dans les marais. L'Ailette déborde. Le lendemain, le front est calme, le 76e RI (125e DI) relève les anglais à Quierzy où le 246 (55e DI) est en 1e ligne avec le 76 en soutien aux Bruyères avec le PC du régiment. Situation le 26 mars 1918 au matin Organisation du secteur de Quierzy Première ligne les rives de l'Oise (parallèle principale de résistance), ainsi que la parallèle de doublement et le centre de Quierzy, la parallèle des réduits. Tandis que sur l'Oise le pont de la voie ferrée à l'ouest de Quierzy est détruit le 27, le 246 relève le 76 le 28 mars ; le 246 reste à Quierzy en 1e ligne. Les unités des 204e et 246e RI en 1e position restent en place. PC du 246 à Bourguignon. Maintien des communications téléphoniques. PC de la 55e DI à Le Fresnes le 28 au soir. Le 29, le 246 reste en ligne à Quierzy et relève à l'ouest des éléments du 289e. A la nuit, le 204 relève le 246 en 2e ligne à Quierzy. Le 30 à la nuit, le 246 est relevé par le 204 à Quierzy en 1e ligne. PC du 204 à Bourguignon. Le 31 mars, bombardement de Quierzy et Manicamp. Nuit du 31 mars au 1er avril, bombardement intense de Quierzy toute la nuit par obus de 105 et 150. Le 2 avril, le sous-secteur du 204 est étendu jusqu'au confluent de l'Ailette exclu. Le niveau de l'Oise qui monte oblige à établir des passerelles pour ravitailler les groupes de combats des bords immédiats de la rivière. 3 avril, bombardement intermittant de Quierzy et de ses abords, 3 blessés. L'Oise continue de monter. Le 4 avril, la crue de l'Oise oblige les groupes de combat de la Compagnie de droite du 204 à se replier derrière l'ancien cours de l'Ailette. L'ennemi bombarde Quierzy. L'artillerie ennemie plus active que les jours précédents, 2 tués et 9 blessés. 2 - L'attaque allemande sur l'Ailette Situation de l'aile gauche de la VIe armée française le 6 avril 1918 au matin Le 6 avril, les allemands attaquent à droite du secteur de la 55e Division (161e DI) avec des tirs d'artillerie jusqu'à l'ouest de Quierzy. Ils réussissent à passer l'Oise à l'ouest de Chauny et occupent Autreville. Les unités à droite de la 55e DI se replient derrière le canal de l'Ailette où elles s'organisent défensivement (19e DI intercalée à droite entre la 55e et la 161e et à Quierzy en 2e ligne). Le 204 envoie des éléments face à l'Ailette à la disposition du 246. La progression allemande est arrêtée sur les positions préparées derrière le canal de l'Ailette. Le 204 a 7 tués, 5 blessés et 2 intoxiqués par les gaz. Le 7, l'activité d'artillerie reste grande ; 2 tués, 2 blessés. Le 8, tirs intermittants, 3 blessés. Situation entre l'Oise et la mer du Nord le 9 avril 1918 au matin Le 204 poursuit activement les travaux d'organisation du secteur et subit des bombardements qui lui cause des pertes ; 1 tué, 1 blessé le 13. 1er mai 1918 ; poursuites de l'organisation défensive du secteur ; pose de fils de fer, création de boyaux et tranchées ... Artillerie peu active. Le 2, l'artillerie ennemie est très active sur le village et le bois de Quierzy ; 1 tué et 2 blessés. Le 4, bombardement intense sur les Bruyères, 3 blessés non évacués. Le 6, la 55e DI passe sous les ordres du 30e CA. 3 - L'attaque allemande sur l'Oise Contexte : L'offensive allemande (1er novembre 1917 - 18 juillet 1918) - L'offensive allemande contre les armées françaises (1er mai - 18 juillet 1918) Le 27 mai, un prisonnier allemand ayant informé d'une forte attaque allemande à droite pour le 28, ordre est donné de préparer un éventuel repli au sud de l'Aisne dans les jours suivants. Situation de la VIe armée française le 28 mai 1918, vers 6 heures du matin Le 29, 2 Cies au lieu d'une sont affectées à la parallèle des réduits puis ordre général : la défense de l'Oise est abandonnée et reportée en arrière. "Du fait de la situation", les deux DI de gauche du 30e Corps de la VIe armée, 55e et 19e DI en position autour de Quierzy, doivent reporter le gros de leurs troupes sur la position intermédiaire Cuts, Blérancourt, St-Aubin, Selens tout en maintenant une surveillance à l'Oise et au canal. Le 204 commence son repli sur Camelin le 29 à minuit ; le 5e Bataillon Fabiani se porte sur la parallèles des réduits laissant la Cie Harang à Quierzy aux avant postes sur les bords de l'Oise. Le 4e Bataillon se replie sur la position intermédiaire Gisaucourt - Camelin - Le Fresne. Le mouvement est terminé le 30 à 5h30. Le PC du régiment est transporté à Camelin. Les pertes sont de 14 blessés et 1 disparu. Le 30 mai, après un violent bombardement de Manicamp à Quierzy à midi, l'ennemi passe l'Oise et entame le combat avec les éléments de couverture, qui reçoivent des obus toxiques. A 13h30, les allemands sont à Manicamp. Les derniers défenseurs de Quierzy (Cie Harang du 204e) se replient à 15h25 de Quierzy sur la parallèle des réduits. Une heure plus tard, les allemands sont signalés dans le Bois de Brétigny. Le mouvement de repli du 204 est achevé à 19 h. Le Régiment se porte ensuite sur les anciennes positions de 1917 (Ferme Thiolet), à une douzaine kilomètres au sud ouest de Quierzy, par Bourguignon, Camelin, Le Fresne, Nampcel. Il est attaqué en route à Camelin. Les pertes sont de 3 tués, 19 blessés dont 3 intoxiqués et 67 disparus. Situation d'ensemble sur le front occidental le 18 juillet 1918
II - Libération de Quierzy et la progression vers l'Oise et l'Ailette Contexte : La campagne offensive de 1918 et la marche au Rhin (18 juillet 1918 - 28 juin 1919) - Les offensives de dégagement et la préparation des offensives générales (18 juillet 1918 - 25 septembre 1918) Situation d'ensemble sur le front occidental le 20 août 1918 Le 20 août 1918 au matin, la 132e Division d'Infanterie (18e CA, Xe Armée) s'élance des anciennes positions de 1917. Le 330e RI enlève le Mont de Choisy qui domine la route de Noyon. Le lendemain, le 6e Bataillon du 330e RI, faisant partie d'un détachement de poursuite des 166e et 330e RI, commandé par le lieutenant-colonel Santa, poursuit sur un axe La Pommeraye, Le Frétoy, lisière du bois de Brétigny, Les Bruyères, Quierzy. La progression est lente. Le détachement est bombardé par avions puis vers 17h30 la Compagnie d'avant-garde du 6/330 est arrêtée par des feux de mitraillettes partant de la ferme de l'Usine, de le lisière sud du bois de Brétigny et de la ferme du Frétoy ainsi que par des tirs de canon. A minuit, le gros des trois Bataillons s'arrête en attendant que les éléments avancés déblayent le terrain; le 1/166 au sud du Frétoy, le 2/166 en arrière et à droite, le 6/330 en arrière et à gauche. La progression reprend le 22 au matin. A 8h le 6/330 arrive à Bruyères et pousse la 21e Compagnie du ssLt Marc en avant-garde vers Quierzy. Le village est tenu par plusieurs compagnies avec de nombreuses mitrailleuses et des MinenWerfer (mortiers), on ne peut s'en emparer. Deux Compagnies du 6/330 sont poussées, la 22e à l'ouest, la 23e à l'est afin de déborder le village. En vain. A droite, le 1/166 avance sur la Ferme Montjay où il est pris sous un violent tir de mitrailleuses. La progression est difficile d'autant que la chaleur est accablante. Le mouvement se poursuit néanmoins dans la direction de Manicamp par le ruisseau du Ponceau jusqu'aux tranchées situées à 350 m au sud du village. Au delà la progression devient impossible devant les feux très violents de mitrailleuses et de Minen. Le 2/166 qui marche sur le bois de Fève est également soumis à un bombardement violent et à des tirs de mitrailleuses partant du bois. A 15h, il en occupe les lisières nord et nord-est et continue sur le Bois de Manicamp et la ferme de La Capelle en liaison avec la 2e Division Marocaine. Tout l'après-midi, le bois de Fève est soumis à un violent bombardement par obus de 150. La ferme de La Capelle est occupée à 16h30 et le Bataillon va occuper la lisière nord du bois de Manicamp et essaie de pousser des patrouilles sur l'Ailette. Pendant toute la journée, la progression du Détachement est facilitée par les tirs d'artillerie dirigés sur les pentes du plateau 71 et les villages de Qierzy et Manicamp ... Le 23 au matin, l'attaque sur Quierzy et Manicamp est reprise. Le Bataillon Morel (6/330) attaque Quierzy à 4 h. Grâce à l'énergie du Lt Marc, le bois au sud du village et le village en entier sont pris à 5h30 avec avec 77 prisonniers 2 Minen et une trentaine de mitrailleuses. Maître de Quiezy, le Cdt Morel s'établit en bordure de l'Oise. Une Compagnie occupe la lisière nord et les abords de l'Oise avec une section de soutien à l'entrée du village. Une Cie à la lisière ouest, une Cie à la lisière est. A 6 h, avec l'appui d'une préparation d'artillerie, le Bataillon Baudelle (1/166) attaque Manicamp qui tombe vers 7 h avec une trentaine de prisonniers. A midi, le détachement reçoit l'ordre de passer l'Oise d'atteindre Marest et Dampcourt afin de couper la route Noyon-Chauny aux convois allemands en retraite. Le passage, prévu pour 21h, est annulé à 20h. Brétigny n'est pris que vers 17h 30 par deux Bataillons des 56e et 134e RI de la 15e DI, qui relève la 132e DI dans la nuit du 23 au 24 ; 1er Bataillon du 56e RI à Quierzy, 2e à Manicamp et le 3e en soutien au Frétoy. Bataille de Noyon (20-29 août)
Le 24, le 56e RI en défense s'organise en profondeur ; 1 intoxiqué par gaz au 1er Bataillon. Le 25, 5 blessés au 1er Bataillon. Le 27, le front du 56e RI est étendu vers la droite jusqu'au pont-canal sur l'Ailette (132e DI à droite). Dans la nuit du 27 au 28, à Quierzy, le 134e RI relève le 1er Bataillon du 56e RI. Après relève, la 5e Compagnie/134 est en première ligne à Quierzy et la 7e/134 en soutien dans la tranchée sud de Quierzy. Poussée vers la position Hindenburg (30 août - 25 septembre) Le 29, tandis que l'attaque sur l'Ailette est déclenchée, le 134e RI reçoit une citation à l'ordre du 18e CA. Dans la nuit du 29 au 30, une patrouille du 134 commandée par le Lt Bégassat traverse l'Oise et ramène 4 prisonniers. Le 31, le 134 envoie trois détachements franchir l'Oise. Le détachement du 2e Bataillon traverse au nord ouest de Quierzy sur des radeaux construits par le Génie afin de nettoyer le terrain entre l'Oise et le canal et se porter vers Dampcourt sur les arrières de l'ennemi. Un poste allemand est attaqué deux prisonniers sont faits. Le détachement se porte ensuite en direction du pont sur le canal. Le canal est rès fortement défendu par des fusils et des mitrailleuses et le détachement se replie derrière l'Oise. Les trois détachements ramènent un total de 80 prisonniers. Les pertes sont de 1 tué et 4 blessés. Le 4, les allemands se replient devant le CA de gauche (15e CA) le 134 reçoit l'ordre de pousser des reconnaissances au nord de l'Oise jusqu'à Marest-Dampcourt par Appilly afin de déborder les résistances ennemies. De Quierzy, un détachement du Bataillon Drüssel (2/134) traverse l'Oise vers Brétigny. Il progresse sous le feu des mitraileuses ennemies, atteint l'écluse d'Appilly et fait un prisonnier. Rencontrant une vive résistance, il capture un second prisonnier et deux mitrailleuses lourdes. Au soir, la ligne Marest-Dampcourt La Bretelle est atteinte. A la nuit, le 134 retourne se rassembler dans le triangle Brétigny Quierzy Les Bruyères derrière le 56e RI avant de faire mouvement les 5 et 6 septembre en direction de Chauny par Manicamp, Marizelle en appui du 56e RI. A droite, l'Ailette franchie, il reste encore à s'emparer de la Forêt de Saint-Gobain protégée par les positions fortifiées de la ligne Hindenburg à une douzaine de km à l'est de Quierzy ... Contexte - La campagne offensive de 1918 et la marche au Rhin (26 septembre 1918 - 28 juin 1919) Tableau d'ensemble des champs de bataille du 18 juillet au 11 novembre 1918
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Nom |
Prénom(s) |
Date de naissance |
Département/Pays de naissance |
Grade |
Unité |
Date décès |
Complément * |
FLEURENT |
René Victor Alfred |
17/02/1882 |
54 - Meurthe-et-Moselle |
Caporal |
226e régiment d'infanterie (226e RI) |
15/04/1917 |
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LEMOINE |
René Louis |
05/04/1892 |
54 - Meurthe-et-Moselle |
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226e régiment d'infanterie (226e RI) |
26/05/1917 |
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DURAND |
Celestin Charles Pierre |
09/07/1897 |
12 - Aveyron |
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10e régiment de dragons (10e RD) |
12/01/1918 |
Accident |
COURET |
Raymond Jean François |
06/10/1891 |
31 - Haute-Garonne |
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10e régiment de dragons (10e RD) |
12/01/1918 |
Mort par asphyxie |
PISSAVY |
François |
04/08/1890 |
15 - Cantal |
Caporal |
289e régiment d'infanterie (289e RI) |
25/03/1918 |
|
HOLLIER |
Gaston Ernest |
07/11/1891 |
89 - Yonne |
|
76e régiment d'infanterie (76e RI) |
25/03/1918 |
|
POYART |
Raymond |
21/03/1895 |
75 - Paris (ex Seine) |
|
204e régiment d'infanterie (204e RI) |
06/04/1918 |
|
PLAT |
Jean |
10/01/1895 |
15 - Cantal |
|
204e régiment d'infanterie (204e RI) |
11/04/1918 |
|
TARDY |
Léopold |
05/02/1891 |
10 - Aube |
|
204e régiment d'infanterie (204e RI) |
11/04/1918 |
|
THIERRY |
Charles |
14/07/1878 |
54 - Meurthe-et-Moselle |
|
204e régiment d'infanterie (204e RI) |
11/04/1918 |
|
DUVAL |
Ernest |
12/01/1890 |
41 - Loir-et-Cher |
|
204e régiment d'infanterie (204e RI) |
13/04/1918 |
|
FRESLON |
Alcide Arthur |
18/11/1884 |
89 - Yonne |
|
204e régiment d'infanterie (204e RI) |
10/05/1918 |
|
PUJOL |
Jean |
25/05/1897 |
31 - Haute-Garonne |
1e classe |
204e régiment d'infanterie (204e RI) |
21/05/1918 |
|
ROMANET |
Marius Félix |
11/03/1899 |
39 - Jura |
54e régiment d'infanterie (54e RI) |
01/08/1918 |
||
LECOMTE |
Fernand |
16/01/1895 |
41 - Loir-et-Cher |
289e régiment d'infanterie (289e RI) |
11/08/1918 |
||
BACHATENE |
Mohamed ben Ali |
1894 |
Algérie Alger |
Brigadier |
5e régiment de spahis (5e RS) |
22/08/1918 |
SP 112 |
OTHMAN |
Ben Abdallah Ben Khélifa |
1897 |
Algérie Oran |
5e régiment de spahis (5e RS) |
22/08/1918 |
||
CURRON |
Raymond Jean |
23/03/1884 |
973 - Guyane |
166e régiment d'infanterie (166e RI) |
23/08/1918 |
||
BARBE |
Henri Eugène Anselme |
07/02/1892 |
26 - Drôme |
Sergent |
330e régiment d'infanterie (330e RI) |
23/08/1918 |
Au Mont de Choisy (mention rayée) |
BUSSON |
Louis Marie Mathurin |
09/06/1893 |
22 - Côtes-du-Nord |
330e régiment d'infanterie (330e RI) |
23/08/1918 |
||
LEMARCHAND |
Eugène Marie François |
31/08/1897 |
22 - Côtes-du-Nord |
330e régiment d'infanterie (330e RI) |
23/08/1918 |
Mont de Choisy |
|
AUBRY |
Marcel Vital Auguste |
17/01/1898 |
55 - Meuse |
56e régiment d'infanterie (56e RI) |
24/08/1918 |
||
BOUGHANEM |
Siméon |
1898 |
Algérie Oran ? |
1er régiment de marche de zouaves |
31/08/1918 |
A l'Ailette |
|
PITAUD |
Henri François |
22/11/1898 |
71 - Saône-et-Loire |
134e régiment d'infanterie (134e RI) |
04/09/1918 |
||
PHALIP |
Albert |
17/02/1898 |
12 - Aveyron |
134e régiment d'infanterie (134e RI) |
07/09/1918 |
||
CORDELLIER |
Emile Eugène |
19/07/1889 |
51 - Marne |
166e régiment d'infanterie (166e RI) |
13/09/1918 |
||
DURAND |
François Frédéric |
26/01/1885 |
46 - Lot |
283e régiment d'infanterie (283e RI) |
29/09/1918 |
Champ de bataille près Barisis |
|
SIVY |
Jules René |
26/04/1889 |
56 - Morbihan |
283e régiment d'infanterie (283e RI) |
29/09/1918 |
Barisis |
|
HERAULT |
Georges |
31/12/1889 |
37 - Indre-et-Loire |
Second maître fusilier |
bataillon de fusiliers marins (BFM) |
29/09/1918 |
Passage de l'Ailette |
*Les informations
complémentaires de la
fiche manuscrite quant
au lieu du
décès, indiquent dans six cas des lieux
clairement en dehors du village : "Quierzy, Mont de
Choisy" ou "Quierzy,
Barisis" par
exemple. Il peut s'agir de
décès enregistrés/constatés
à
Quierzy, où stationne bien l'unité quelques jours
plus
tard, ou plus probablement d'une description du secteur des combats. Il y a 100 ans
De la montée des tensions dans les Balkans en juin 1914 jusqu’au traité de Versailles signé le 28 juin 1919, le déroulé de la guerre à travers la presse locale ou nationale, contrôlée par les troupes d’occupation ou par le gouvernement français. https://archives.aisne.fr |
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![]() |
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Les armées françaises dans la Grande Guerre, Service historique de l’Armée J.M.O.
des unités citées, 3e DC Cote 26 N 483/1, Groupe
d'Escadrons Divisionnaires 70e DI Cote 26 N 395/14, 81e RIT cote 26 N
409/1, 106e brigade 53e DI cote 26 N 525/6), ... |
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