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Quierzy et la guerre de 1870-1871

La campagne de France de 1814 | Avant 1914 | La Grande Guerre

Après la chute de Sedan le 2 septembre 1870, les prussiens foncent vers Paris, la IIIe armée par Reims et la IVe armée par Laon et Soissons. Ils pénètrent dans le département de l'Aisne début septembre 1870 et entrent le 9 à Laon, où l'explosion de la poudrière de la citadelle tue 50 des leurs. Ils sont devant Soissons le 10 septembre. Après plusieurs victoires prussiennes sans gloire, c'est le début d'un an d'occupation avec ses représailles, ses pillages, ses brimades en tous genres mais aussi des mois de combats souvent héroïques menées par les troupes françaises à Soissons, à La Fère, à Saint-Quentin, ... jusqu'à l'extrême fin des hostilités en janvier 1871.  

Quierzy subit peut-être le sort de Manicamp, où le 12 septembre 1870, les Sapeurs-Pompiers doivent remettre leurs sabres à un détachement de cavaliers ennemis.

En
novembre 1870, lors du siège de La Fère et de la bataille d’Amiens, les troupes prussiennes regroupent leur corps de bataille sur l’Oise entre Compiègne et Saint-Quentin ...
 


Carte des opérations autour de Quierzy en 1870-1871
Chronologie
 
19 juillet 1870, déclaration de guerre entre la France et la Prusse
2 septembre 1870, défaite de Sedan
4 septembre 1870, constitution du Gouvernement de la Défense Nationale
9 septembre 1870, explosion de la poudrière de Laon lors de l’arivée des prussiens
11 septembre au 16 octobre 1870, siège de Soissons
8 octobre 1870, la population de Saint-Quentin repousse les prussiens
21 octobre 1870, prise de Saint-Quentin
28 octobre 1870, fin du siège de Metz
5 au 27 novembre 1870, siège de La Fère
18 novembre 1870, formation de l’armée du Nord
Novembre 1870, regroupement sur l’Oise des prussiens pour la bataille d’Amiens
27 novembre 1870, bataille de Villers-Bretonneux pour Amiens
1er décembre 1870, capitulation de la citadelle d'Amiens
19 janvier 1871, bataille de Saint-Quentin
26 janvier 1871, capitulation de Paris
28 janvier 1871, signature de l’armistice
10 mai 1871, signature du traité de Francfort
Fin juillet 1871, fin de l’occupation du département de l’Oise
21 octobre 1871, fin de l’occupation
du département de l’Aisne
Juillet 1873, fin de l’occupation des départements des Ardennes et de la Marne

Considérée par le premier ministre prussien Bismarck comme une conséquence de la défaite prussienne lors de la bataille d'Iéna de 1806 contre l'Empire français, la guerre entre l’Empire français et le royaume de Prusse est déclarée le 19 juillet 1870. Mal préparées et mal commandées, les armées françaises sont défaites à plusieurs reprises début août sur le front de l'Est. Napoléon III, qui dirige l'armée cède le commandement au général Mac Mahon le 7 août puis, encerclé à Sedan, capitule le 2 septembre 1870. Cette capitulation entraîne la chute du régime et la proclamation de la République. Le gouvernement provisoire continue la guerre.

Dimanche 
4 septembre 1870, tandis qu'à Paris la République est proclamée, les troupes du général d'Exéa, chargées de défendre Reims, battant en retraite, arrivent à Soissons avant de rejoindre la capitale. Car les prussiens progressent rapidement. Deux villes fortifiées seulement se trouvent sur leur route entre Sedan et Paris : Laon et Soissons, route sur laquelle ils ne rencontreront aucun soldat français.

Laon aux mains des prussiens

Le 9 septembre, la place de Laon, commandée par le général Thémérin, n'ayant pour toute garnison qu'un bataillon et une batterie d'artillerie de la Garde Mobile, fait sauter la poudrière de la citadelle à l'arrivée des prussiens dans la ville. On entend la détonation dans toute la région.

Le même jour, la présence de cuirassiers ennemis est signalée dans l'arrondissement de Soissons, où le pont de Vailly non détruit, permet aux prussiens de faire passer leurs troupes. Une garnison improvisée, sous le commandement du lieutenant-colonel de Noue, composée en grande partie d'engagés volontaires du département à qui tout manque (encadrement, armement, équipement, instruction, discipline) est chargée de défendre Soissons. Située à la jonction d'axes routiers importants et du chemin de fer de Paris à Reims, ainsi que celui de Paris à Laon par Villers-Cotterêts, la situation stratégique de Soissons est alors considérée comme importante, mais rien n'a été fait avant la guerre pour mettre dans l'état qui conviendrait cette place forte, considérée comme la clef de Paris.

Soissons résiste jusqu'au 16 octobre

Le 10 septembre, un officier de dragons allemand se présente à la porte Saint-Martin pour demander la reddition de la place. Le colonel de Noue refuse. Ignorant la ville, les colonnes allemandes continuent leur marche autour de Soissons en direction de Paris, laissant de côté cet obstacle dont elle s'emparera plus tard afin de ne pas ralentir leur marche. Le 11 septembre, une semaine avant Paris, Soissons est encerclée. Son siège durera jusqu'au 16 octobre 1870 avec d'importants engagements à partir du 24 septembre.

Au moment où l’ennemi entre dans Laon, tout le sud du département se trouve envahi. Son aile droite atteint Crépy-en-Laonnois, au nord-est de Laon, en direction de La Fère, l'autre grande place forte de l'Aisne avec Soissons, et trois colonnes de la IVe armée allemande descendent en direction du sud-ouest. La première, qui a traversé Laon, va passer l’Aisne à Cuise-la-Motte pour atteindre ensuite Pierrefonds et Compiègne. La seconde passe par Braisne, Villers-Cotterêts et pousse ses éclaireurs jusqu’à Chantilly. La troisième suit la vallée de la Marne et se dirige sur Meaux par Château-Thierry.

Le 12 septembre, un détachement de cavaliers ennemis se présente à Manicamp pour se aire remettre les armes des Sapeurs-Pompiers.

8 octobre 1870, la population en armes de Saint-Quentin repousse les prussiens

Au sud, les prussiens s'installent, terrorisent la population et fusillent sans hésitation. Mais le nord n’est pas encore soumis. Le 8 octobre, la première expédition prussienne lancée depuis Laon sur Saint-Quentin, où réside le préfet de la République, est repoussée par la population en armes. L’envahisseur ne peut cependant rester sur une défaite : « Saint-Quentin venait de donner aux villes ouvertes un exemple en repoussant l’ennemi sans le secours d’aucune force régulière ». Le 20 octobre, le commandant prussien de la place de Laon, divise ses forces en deux colonnes : l'une va investir La Fère pendant que l'autre marche sur Saint-Quentin, non sans piller les villages sur leur passage, comme à Danizy le 19 octobre. C’est en menaçant de représailles et d’amende la population, que la reddition de Saint-Quentin est obtenue sans gloire le 21 octobre.

Dix jours plus tard, le département connait une nouvelle invasion lorsqu’une partie de la Ie armée prussienne, à qui Bazaine a livré Metz le 28 octobre, passe à Château-Thierry en direction de Paris, tandis qu’une « plus considérable, déroule pendant près de quinze jours ses colonnes et ses convois sur les routes de Reims à Soissons et de Soissons à Laon ; de là elle prend par tous les chemins la direction d’Amiens » pour aller combattre notre armée du nord.

La Fère assiégée

A la nouvelle de la capitulation de Metz, La Fère fait ses derniers préparatifs pour soutenir un siège désespéré, en raison de la vétusté de ses défenses. Le 5 novembre, 10 000 prussiens avec de l'artillerie sont dirigés vers La Fère. Le 19 novembre, la place qui a refusé de se rendre le 13, est complètement investie. Le jour même, la garnison française de Ham, formée du bataillon des Mobiles du Gard et de celui des volontaires de la Somme, fait une tentative sur Tergnier pour soulager la garnison de La Fère. Elle est repoussée à Vouël. Le 25 novembre, La Fère est écrasée par l’artillerie prussienne, incendiée en plusieurs endroits. Durant la nuit du 25 novembre 3 500 obus tombent sur la ville. Le 26 novembre au matin, aucun secours n'étant possible, le conseil de Défense envoie un parlementaire à l'ennemi, qui poursuit encore une heure le bombardement. La capitulation est signée le 27 novembre tandis que s’engage la bataille de Villers-Bretonneux pour Amiens.

Les prussiens sur l'Oise

Libéré de Metz, la Ire armée allemande a poursuivi sa marche par l'Oise et la Somme, entre Compiègne et Saint-Quentin pour aller occuper Amiens puis de marcher vers Rouen. Manteufel attaque l'armée du Nord le 27 au matin, sans même attendre que ses troupes achèvent leur formation sur la ligne de l'Oise. La citadelle d'Amiens capitulera le 1er décembre 1870.

L’ennemi a désormais la maîtrise des principales voies ferrées du département : vers le Nord, depuis Reims par Laon, Crépy, La Fère, Tergnier, vers l’Est par La Fère, Laon, Soissons et au sud vers Paris. Il peut laisser une partie de ses troupes surveiller nos places fortes du nord et commencer avec le reste sa campagne de Normandie.

L'Armée du Nord sème la panique chez les prussiens

Mais La Fère était à peine prise que les troupes d’occupation sont saisies de panique. La nouvelle Armée du Nord, voulue par Gambetta, se prépare autour du général Bourbaki secondé par le général Farre. 8 000 hommes venant de Montmédy, envoyés en renfort, passent à Saint-Quentin mais après la bataille de Bapaume, on voit se replier les troupes allemandes, qui s’étendant pour la première fois dans le nord du département occupant Guise et menaçant Vervins. Inquiet de l’audace croissante de Faidherbe, les prussiens concentrent leurs forces à la fin de décembre pour lui tenir tête.

Commandée par le général Faidherbe, l'Armée du Nord, mène une stratégie de harcèlement face à la Ie Armée prussienne, afin de disperser les forces ennemies et desserrer l'étau prussien sur Paris. Après la bataille de l'Hallue des 23 et 24 décembre 1870, la Bataille de Bapaume du 3 janvier 1871 et le siège de Péronne du 27 décembre 1870 au 10 janvier 187, Faidherbe allait tenter le suprême effort que commande la prévision de la chute prochaine de Paris.

La bataille de Saint-Quentin, dernière tentative pour mettre fin au siège de Paris

L’Armée du Nord quitte ses cantonnements près d’Arras, le 10 janvier. Faidherbe, qui savait que la garnison de Paris allait tenter une sortie (Buzenval), va marcher sur Saint-Quentin, afin de menacer les communications ennemies à Tergnier, entre Reims et Compiègne d’une part, entre Reims et Amiens de l’autre.

Le 18 janvier, le colonel Isnard entre dans Saint-Quentin que l’ennemi a abandonné dans le plus grand désordre, laissant des prisonniers, des vivres, des chevaux et des fourrages. FaIdherbe s’exprime devant la municipalité de Saint-Quentin dans la soirée du 18 janvier :

« Demain je donnerai, ou plutôt j’accepterai la bataille. Gambetta  l’ordonne. Il veut faire une diversion, car Paris tentera une sortie. Mon armée est faible, je serai battu, mais battu glorieusement. Les Prussiens pourraient nous repousser en deux heures, je les arrêterai toute la journée. »

Faidherbe établit ses troupes à l’ouest et au sud de Saint-Quentin : « La bataille commença du côté du 22e corps. La 2e brigade de la 1e division (Derroja), était à peine rendue à Gauchy, et la 2e division (Du Bessol) à Grugies, que de profondes colonnes d’infanterie prussiennes, précédées de cavaliers, arrivèrent de Paris vers Castres. C’étaient les trois divisions Von Barnekow, prince Albert de Prusse et comte de Lippe. Une brigade de la cavalerie était commandée par le prince de Hesse.

L’action s’engagea immédiatement entre les deux armées, et la batterie Collignon s’établit sur une excellente position près du moulin de Tout-Vent. On se disputa les hauteurs en avant de Gauchy, et l’ennemi mit aussitôt en ligne de nombreuses batteries.

La 1ère brigade (Aynès), de la 1ère division, qui avait couché à Saint-Quentin, arriva alors au pas de course et vint se placer à gauche des troupes engagées, étendant ainsi notre ligne de bataille jusqu’à le route de La Fère. Le général Du Bessol venait d’être grièvement blessé.

De nouvelles batteries vinrent renforcer la batterie Collignon et arrêtèrent pendant toute la bataille les efforts de l’ennemi en lui faisant subir des pertes énormes.  Pour la première fois depuis le commencement de guerre, notre artillerie se montrait d’une supériorité incontestable.

Pour s’opposer à l’attaque de colonnes considérables arrivant d’Itancourt et d’Urvillers, le colonel Aynès s’avança sur la route de Saint-Quentin et de La Fère, où il tomba mortellement blessé. Il était trois heures environ : l’ennemi nous débordant en ce moment vers Neuville-Saint-Amand, nos troupes se replièrent presque jusqu’au faubourg d’lsle.

Le commandant Tramond arrêta ce mouvement rétrograde en se mettant à la tête de ses bataillons du 68e de marche et, chargeant l’ennemi à la baïonnette, on regagna le terrain perdu jusqu’à la hauteur des batteries qui n’avaient pas cessé leur feu.

Cependant la lutte continuait avec acharnement à la droite de la division. Les hauteurs avancées de Gauchy furent assaillies six  fois par des troupes fraîches qui se renouvelaient sans cesse. Six fois nos soldats animés par le courage et l’intrépidité du colonel Pittié repoussèrent ces assauts. Dans ses attaques nos soldats se rapprochèrent plusieurs jusqu’à vingt pas de l’ennemi jonchant le terrain de ses morts.

La cavalerie prussienne ne fut pas plus heureuse devant l’élan et la solidité  de  nos troupes. Une charge faite par un régiment de hussards fut en peu de temps arrêtée et brisée par des feux d’ensemble dirigés par le colonel Cottin.  Dans cette lutte, les mobiles du 91e et du 46e, malgré l’infériorité de leur armement, rivalisèrent de courage avec les troupes de ligne.

Malheureusement des renforts ne cessaient d’arriver aux Allemands. A la chute du jour, il en arrivait  par chemin de fer de Rouen, d’Amiens, de Beauvais et même de Paris.

Le 23e corps à l’ouest de Saint-Quentin repoussa brillamment les attaques de l’ennemi qui essayait un mouvement tournant. Paulze d’Ivoy arrêta toute la journée l’ennemi du côté de la route de Ham. Il se vit cependant obligé de se replier devant des forces considérables.

Pour ne pas laisser prendre son armée, le général Faidherbe dut ordonner la retraite qui se fit pour le 22e corps par la route du Cateau et pour le 23e par la route de Cambrai.

Les barricades du faubourg Saint-Martin, courageusement défendues, arrêtèrent assez longtemps l’ennemi pour que la retraite du gros de l’armée ne fut pas inquiétée. Jusqu’à 7 heures du soir nos vaillants soldats disputèrent pied à pied aux hordes prussiennes un terrain  qu’on leur fit cruellement payer.

Enfin la déroute s’installa parmi nos jeunes soldats qui, mourant de froid et de faim, avaient combattu dans un terrain détrempé par un dégel de trois jours.

L’ennemi avait  présenté 76.000 hommes sur le champ de bataille, et à la fin de la journée il disposait d’une réserve de près de 40.000 hommes. Dans les journées des 18 et 19 janvier, 6.000 ennemis avaient été mis hors de combat tandis que l’armée française ne comptait guère que 2.000 à 2.500 victimes. Aucun prisonnier ne fut fait sur le champ de bataille. Mais le lendemain les Prussiens ramassèrent 4 à 5.000 malheureux, traînards, mobiles et mobilisés dont une grande partie parvint à s’échapper au bout de quelques jours.

La plupart de nos établissements publics et nombre d’ateliers manufacturiers furent transformés en ambulances et reçurent plus de 1.500 blessés dans cette fatale journée. La ville avait été bombardée pendant l h. 1/2 ce qui causa de grands dégâts matériels.

« Soldats, dit le général Faidherbe dans une proclamation à son armée, je dois vous rendre justice et vous pouvez être fiers de vous-mêmes, car vous avez bien mérité de la patrie. Ce que vous avez souffert, ceux qui ne l’ont point vu ne pourront se l’imaginer. En moins d’un mois vous  avez livré trois batailles à un ennemi dont l’Europe entière à peur. Vous lui avez tenu tête, vous l’avez maintes fois vu reculer devant-vous….. »

« Les Prussiens ont trouvé dans de jeunes soldats, des gardes nationaux, des adversaires capables de les vaincre. Qu’ils ramassent nos traînards, qu’ils s’en vantent dans leurs bulletins, peu importe, ces fameux preneurs de canons n’ont point touché à une de vos batteries. Honneur donc à vous tous ! …

La bataille de Saint-Quentin met fin aux opérations de l’armée du Nord. La ville est occupée jusqu’au 21 octobre 1871, un an après la première entrée de l’ennemi dans ses murs.

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Bibliographie
D Vincent, Souvenir d'un soldat de 1870. Siège de Soissons
René Fossé d'Arcosse, Le siège de Soissons en 1870
Émile Collet, Le siège de Soissons et l'occupation allemande dans le Soissonnais 1870-1871
Ernest Lavisse, L’Invasion allemande dans les départements du nord de la France Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 95, 1871 (p. 46-79).
Lla Campagne du Nord, Faidherbe

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Le 1er septembre, le préfet de l’Aisne avait tracé, dans une communication adressée à la presse, un tableau des dispositions du département : partout des compagnies de francs-tireurs s’organisaient ; la population demandait des armes, elle annonçait l’intention de résister, même sans fusils et sans équipement, et le préfet rappelait qu’en vertu de la loi du 29 août 1870, « un des signes distinctifs de la garde nationale » suffisait à couvrir « de la garantie reconnue aux corps constitués les citoyens qui se portent spontanément à la défense du pays avec l’arme dont ils peuvent disposer. » Il semblait qu’on fût à la veille d’une guerre comme en Espagne et au Mexique. « C’est la guerre de guérillas, disait précisément le préfet, mais une guerre loyale et sacrée, qui s’organise activement. »
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Les sabres des Sapeurs-Pompiers de Quierzy qui n'ont pas été remis à l'occupant en septembre 1870 deviennent un symbole de le résistance à l'ennemi ...

 
Les sapeurs-pompiers (anciens garde-pompes) sont rattachés depuis 1831 à la Garde Nationale, créée à la Révolution, et reçoivent l’armement affecté à cette garde, successivement dotée d'une variante du sabre-briquet (du fait de sa petite taille, la lame mesure 59,5 cm) d’infanterie 1767/1814, puis du glaive modèle 1855, version légèrement réduite du modèle 1831 des troupes à pied, dit coupe-chou, l’utilité première étant celle d'un outil tranchant de campagne : hache de campement, serpe pour couper le fourrage des chevaux, etc.

Les officiers se voient affecter l’épée du modèle 1817/1872, dite à ciselures et, moins répandu, le poignard de feu, puis à partir des années 1850, les officiers s’équipent progressivement du sabre d’officier d’infanterie 1845 (arrêté du 14 juin 1852). Cette arme sera quasi-officielle pendant tout le Second Empire côtoyant, à parts à peu près égales, les adeptes du port de l’épée.

Source : https://www.ensosp.fr
Glaive modèle 1855
 
Utilisé principalement par la Garde Nationale et les sapeurs-pompiers.
 
Caractéristiques :
 
- longueur de la lame : 45 à 48 cm (47,5 à 48,7 cm pour le 1851)
- lame droite à double tranchants, avec deux longues gorges (langue de carpe pour le 1851)
- largeur au talon : de 2.7 à 4 cm  (±4 cm)
- monture en laiton moulé :
- poignée à 26 cannelures de ± 12.5 cm (±14.8 cm)
- croisière droite de ± 9 cm
± (10.5 cm)
- fourreau : en cuir à couture dorsale
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Une institution communale


Les maires se voient confier à partir de 1804 la tâche d’organiser un corps destiné à la lutte contre les incendies. Les communes ont déjà sous leur autorité, depuis 1790, la Garde Nationale, corps armé constitué des citoyens âgés de 20 à 60 ans. En 1831, les deux corps sont regroupés au sein de la Garde Nationale et les sapeurs-pompiers sont dès lors armés.
 

Fin novembre 1858, lors de la visite de l'empereur à Chauny et Saint-Gobain; les Sapeurs-Pompiers de Quierzy reçoivent le haut de la hampe de leur Drapeau.

Hampe de drapeau à l'aigle Second Empire en laiton,
aigle tournant la tête à droite (pour la Garde Nationale et les pompiers ?)
surmontant un socle au chiffre de Napoléon III

Lorsque la Garde Nationale est dissoute en 1871, on prévoit le maintien des corps de sapeurs-pompiers « jusqu'à ce qu'un règlement d'administration publique ait pourvu à l'organisation générale de ces corps ». Cette organisation des corps de sapeurs-pompiers interviendra en 1875. Les communes disposant des moyens suffisants pouvaient constituer un corps communal en recrutant des sapeurs-pompiers sous statut militaire. Ces corps pouvaient être constitués en subdivision, compagnie ou bataillon en fonction de leurs effectifs. Dans chaque département, le conseil général pouvait décider de confier le contrôle du fonctionnement du service des sapeurs-pompiers à un inspecteur nommé par le préfet.

En 1925, les sapeurs-pompiers sont désormais des agents civils sous l'autorité du ministère de l'intérieur (à l'exception des militaires du régiment des sapeurs-pompiers de Paris). On distingue désormais les sapeurs-pompiers professionnels et les sapeurs-pompiers volontaires.

A partir de 1938, les services de secours et de défense contre l'incendie peuvent s’organiser au niveau intercommunal ou départemental sans remettre en cause le rôle prépondérant de la commune dans la gestion des sapeurs-pompiers.



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